AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Apocryphe de Skelos
Nous vous informons que tous contenus, fan-fiction ou production artistiques posté sur notre forum est la stricte propriété intellectuelle de son créateur/rédacteur.
Aussi toute reproduction, partage ou utilisation de ces contenus sans autorisation directe de son créateur est proscrite !
Dans le cas où l'autorisation vous a été donnée, pensez à créditer l'auteur et à sourcer, merci d'avance.

Sur ce, bon jeu !



 


Mémoires du Feu

 :: Rp :: Chroniques des Exilés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Mer 9 Mai - 14:43
Jour de la Quatrième Naissance



J'ai à nouveau accès à du parchemin et de quoi écrire. D'aucun diraient que j'ai d'étranges priorités. Nous n'avons pas encore les ressources nécessaires pour nous adonner au confort et au superflus et nous sortons à peine de la simple survie...

Nous nous sommes installé plus à l'Est. Il m'était insupportable de bâtir encore sur un lieu de poussière et de cendres que j'avais déjà fait renaître par trois fois. Nous avons choisi un autre endroit pour cette quatrième renaissance ! Je n'ai eu de répit que lorsque la fosse s'est dressée sur les hauteurs. Je n'ai mangé ni bu tant que le feu n'a pas brûlé en son sein.
Combien de temps s'est écoulé ? Des semaines, des mois... Les journées s'allongent et me semblent interminables. Je regarde le ciel et il est toujours gris. Non, le printemps ne viendra pas. Je souffre chaque minute qui passe comme une flèche dans mon flanc. Je bénis la Douleur de me rappeler que je suis en vie. Que serais-je advenue sans mon frère pour prendre soin de moi à l'heure la plus sombre ?
Ainsi renaît le Chœur du Vide, encore une fois. Nous avons choisi une îles comme le jour de notre arrivée. Nous chantons et Ygväsdr a promis qu'il chantait avec nous ! Nous avons besoin de force et de redoubler de ferveur !

J'ai été à la recherche de Danyo, je ne l'ai pas trouvé. Il ne se débrouillera pas longtemps seul...
J'ai été vers le nord, à la recherche de Ragnard que j'espérais voir retourner à son antre. Je n'ai trouvé personne. Un village a poussé sous le barrage mais il était vide. J'ai pris la direction de l'Ouest et j'ai surplombé le Lac aux Reflets un moment. J'ai refusé de m'y attarder. Je m'attendais à trouver Ygväsdr sur la berge qui regardait dans l'eau mais le peu de raison qu'il me reste m'a fait fuir ce mirage... J'ai Mal.

A l'heure fatidique je me suis tenue debout à la tour. J'ai déployé plus de puissance que je n'en avais jamais déployé. A la dernière seconde j'ai douté... Et si je n'étais pas assez forte ? Et si je m'étais surestimée ? Et si tout cela n'avais aucun sens ? Et si...
A cet instant, l'Homme du Froid m'a soutenue comme un socle et je me suis redressée ! J'ai vaincu. Je sais que des guerriers sont venus défendre notre tour mais ils pouvaient bien se sacrifier à cette cause ! Certains tomberaient, leur bracelet altéré, d'autre renaîtraient bénis dans une nouvelle chair ! Moi, je devais nous sauver, nous sauver tous ! Nulle autre que moi ne pouvait accomplir cela. Mon Frère s'est sacrifié et je savais que le Dévoreur marchait avec nous ! Nous sommes certains désormais que nous allons rouvrir les portes ! Je peux déployer assez de puissance, je peux diriger assez de pouvoir !

J'ai sauté du haut de la tour, j'avais foi ! Je me suis précipitée vers la salle des cartes et en un instant, nageant dans la corruption je me suis retrouvée à la Doline. Je sentais la Corruption brouiller mon esprit, courir dans mon sang et ronger mon âme ! La confusion me gagnait mais j'ai conservé mon esprit affûté comme la pointe de mes flèches ! J'avais déjà sauvé ce qui devait l'être (les écrits en ma possession, la dagues maudites du Léopard au Miroir Fumant et l’Épée forgée par Chikeré ! ) En me sauvant, je nous sauvais : la survie était la priorité ! J'ai couru, couru jusqu'à sentir mon sang bouillir et mes poumons éclater ! Je me suis rendue à la grotte comme convenu. Mon frère est renaît et m'a rejoint mais pas d'Ygväsdr... Il m'a protégée jusqu'au bout le froid faisant barrière au souffle qui descendait du nord. Le volcan a tout rasé. La magie l'a suivit et l'explosion des barrière des rois géants s'est jointe au cataclysme. Quand j'ai pu me lever et rassembler un peu mes idées confuses, mon frère m'a fait sortir et j'ai cherché Ygväsdr ! Nous avons parcouru le désert ! Et nous l'avons trouvé...

Tu es assis là, m'attendant derrière la barrière infranchissable, visage couvert et barbe blanchie. Mon frère t'envoie à la poursuite des écrits de Carnamagos ? Parle t-il de son Testament ? Pourquoi t'envoie t-il chercher un ouvrage de nécromancie légendaire ? Ce qu'on dit sur ce texte est aussi sordide que ce qu'il contient ! Je dois demander à mon frère : Pourquoi Carnamagos ? Je sais que Calenzhar est le fils d'un puissant sorcier d'Hyperborée... Serait-il le Fils du Nécromancien ?
Je savais par avance que faire appel à la magie ouvrirait la porte au Tempétueux et je me demande quel pacte tacite vous lient à nouveau. Je prie pour que le Dernier Vœux ne te condamne pas à l'oublie. Il t'a convaincu de son absence d'existence mais moi je sais j'ai extirpé quelque chose ! Quelque chose qui répond comme un démon, qui s'appelle comme un démon, qui obéit comme un démon. Désormais tu es libre et tu serais fou de te faire à nouveau condamner à l'Exil en espérant me revoir. Mais tu l'es, assez fou ! Et je suis dans ta chair cela ne peut être falsifié !

Je te parle...
Quand je suis seule le soir, allongée dans mon lit de fortune, ou devant le feu les yeux plongés dans les flammes, je te parle comme je l'ai toujours fais. Je sais que quelque part tu me réponds. Si tu ne m'entends pas, alors probablement que tu me parles aussi, que les feux de camps et les cheminées résonnent à ta mémoire et cela me suffit.
J'ai marqué dans ma mémoire d'une lumière plus vive que le soleil toutes les images de toi ! De la première à la dernière et je refuse de me contraindre à l'oubli. J'ai hurlé ! J'ai protesté contre le sort ! Je suis en colère ! Pas contre toi, jamais ; mais contre mon impuissance ! « Entre deux battements de cœur » on m'a éventrée ! Te voir derrière la barrière m'a ouvert les entrailles et je les ai senti glisser sur le sol mollement ! Je n'ai pu ensuite que laisser se déverser mon âme misérablement ! Je n'ai pas eu les gestes qu'il fallait. Je n'ai pas dis ce que j'aurais du, je n'ai pas dis ce que tu méritais d'entendre. Je n'ai pas dis ce qu'il fallait que tu entendes. J'en étais tout simplement incapable. Je l'écris maintenant : Je t'Aime, je t'attends...

Chaque nuit j'ai froid, même dans le sud et je cherche ton corps... Chaque feu me rappelle aux nôtres, à ton corps lourd sur le mien...
Il ne se passe pas un instant, pas une seconde sans que j'ai le cœur au bord des yeux. Mais je n'ai pas versé une larme. Pas une seule. Et je n'en verserai pas une avant que tu me reviennes. La dernière que j'ai versé tu m'a tenu dans tes bras après avoir juré que l'on se retrouve. Quel autre choix ai-je que d'avoir foi en cela ! Alors je t'attends. Je t'attends demain, dans un, dix, cent ou mille hivers comme j'ai attendu mon frère que tous disaient mort un temps que je ne sais définir. Comme j’attendrai toujours ma sœur qui ne reviendra probablement jamais. Tu es dans ma Chair je t'emmène avec moi partout où je suis, partout où je vis, partout où j'existe. Tu trouveras toujours un feu près de moi ou autre part sur ta route qui te feras savoir que je suis là, que j'attends.
J'ai l’Éternité devant moi, la Chair me garde des outrages du temps. Si toi tu crains que la vieillesse ne te rattrapes alors réjouie-toi ! Le désert t'aura épargné ! Je t'ai donné tous mes vivres et quand l'eau est venue à te manquer il est resté la Chair : la Chair imputrescible, la chair puissante du Rite ! Tu connaîtras la Faim, tu connaîtras la Soif et tu sauras... Avec ce cadeau je te donne la force et l'occasion de te garder des épreuves du temps et de la survie. Quand tu me reviendras, si le Temps t'as rattrapé, alors je nous offrirai une nouvelle chance : La Vieille Lémure me doit un sortilège et je connais le nom du sort que je désire apprendre maintenant. C'est un sortilège que mon père Darfari a toujours refusé de m'apprendre : Festin de Vie.

Calenzhar et moi ouvriront les portes ! Nous avons ramené le prophète du Gel et cela n'a jamais été fait ! Nous connaissons la raison de l'effondrement de la tour et cela n'avais jamais été fait ! Nous avons changé l'emplacement du feu, et cela n'avais jamais été fait. Cette fois est la bonne ! Le bon endroit au bon moment ! Il ne faut plus douter. Plus JAMAIS ! Ouroboros ! Une nouvelle naissance accompagne le changement et le cycle sera complété ! Je reprends un Nom. Celui que tu m'as donné en tout dernier lieu. Je suis Yielka le Corbeau des Tempêtes ; je suis les Racines Profondes enfoncées dans la Terre. Je suis la Flèche plantée dans le Ciel. Je suis la Passerelle entre les Cieux et l'Enfer et je règne dans les flammes. Je suis le Seigneur du Crépuscule d'Argent !
avatar
Messages : 167
Date d'inscription : 17/09/2017
Age : 31
Localisation : Lot-et-Garone
Voir le profil de l'utilisateur https://agentjericho.deviantart.com/
Revenir en haut Aller en bas
Mer 23 Mai - 21:31
I. Le jour du foyer



Qu'importe le chemin douloureux qui fut traversé pour celui ou celle qui trouve un logis accueillant. L'amour ne fait aucune différence entre les miettes et les joyaux. Il accueille tout d'un cœur avide et inassouvi lorsqu'il fut vide auparavant ! Quand ce cœur partage son battement avec une chair blessée et un ventre affamé, il trouve un repos sans pareil dans l'amour sincère et inconditionnel. J'aime tous mes frères et sœurs, qui qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, quoi qu'ils aient fait, fassent et feront dans le futur. Cet acte d’accueil et d'amour sans condition ni connaissance, est une action de la conscience qui repousse les regrets. C'est un acte de foi ! Son fruit est lui aussi accueilli avec joie et sincérité. L'amour n'est pas fonction d'un mystère terrestre inexpliqué des sentiments, ni fonction du temps qui s'écoule, c'est une décision pleine et entière : absolu. Une chose à laquelle on se dévoue comme on se dévoue à une cause. Ainsi vint ma petite sœur. Je la prends dans mes bras et c'est l’abîme du Vide qui l'embrasse. Qu'elle m'accueille à ton tour dans l’abîme...

Belzyetha, fille du sang picte des Barrachans, a trouvé parmi nous le feu du foyer qui lui a manqué longtemps. Elle a trouvé une cause à laquelle livrer son bras. Elle a trouvé une famille et un logis qui l'abritent, la soignent et la nourrissent. Elle a trouvé quelque chose à défendre. Elle fut esclave, à n'en pas douter à voir ses réactions, et elle a très probablement croisé la Volonté du Maître des Demeures Vides en côtoyant les darfaris. A t-elle vécue à Zamboula ? J'essaie de me rappeler si la maison marchande que j'ai dirigé là-bas a accueilli cette fille dans sa prime jeunesse, mais je la pense trop jeune pour avoir été vendue ou achetée par la maison Delsad Abd al Hassan. Maintenant c'est une femme libre, une Sœur du Chœur du Vide et sa nouvelle vie a commencé. Elle évoque parfois le chaman qui a son cœur, ou qui l'eut. Quoi qu'il en soit je ne doute pas qu'il a marqué sa Chair tant dans la Communion du Dévoreur que dans sa peau de femme... Je ne comprends que trop bien désormais et j’évite le sujet qui me fait mal autant que cela lui fait mal ! Le clan compte un nouveau bras armé qui le nourrit de sa ferveur et de sa force en retour. On ne peut se fier véritablement qu'à sa propre chair. Un seul sang, une seule chair, celle de Yog ! Nous sommes un.

Tout change et tout est douloureux parce que précisément rien ne change. Le temps n'efface pas les couleurs, il n'efface pas les sons pas plus qu'il n'efface la sensation de tes mains sur mon corps ! Cependant j'ai mal, parce que je comprends ce que tu disais quand je t'ai ramené. Ton odeur s'efface et elle s'est effacée d'autant plus brutalement que tout ce que nous avions dressé ensemble, tant matériel que symbolique, fut balayé : encore une fois voué au sable et au temps... Moi je reste, figée dans le temps comme je fus figée dans le Gouffre, l'espace d'une seconde ou d'un millier d'années ? Cette question n'a plus la moindre importance. Tout est en moi en un seul moment ici et maintenant toujoursjamais, et pour rientout dans l'univers je ne souhaite oublier. Plus jamais oublier ! Plus rien oublier !
Une chose seule me préoccupe aujourd'hui : rouvrir la Porte ! Ramener Yog et libérer mon frère du Feu du Dieu ! Je cherche parmi les fidèles du Père des Géants du Gel une aide secourable et un soutient aussi fort que le tien. Mais nulle fondation n'est aussi solide que l'Union Sacrée, la nouvelle essence née du feu et de la glace, Materia Prima.
Tout change, rien ne change. Moi voici encore criblée d’accusations comme ton frère et sa femme en firent dans un passé qui me semble pâle aujourd'hui. Si à l'époque cela aurait pu être fondé, peut-être par leurs yeux ou la réalité qu'ils ont fait naître ; aujourd'hui ce n’est plus vrai. Quand aurais-je eu le temps et l'esprit à la politique ? Je me consacre à me relever. Je me consacre à rouvrir les Portes. Je me consacre à ma Petite Sœur et son initiation. Je me consacre à toute autre choses que l'influence matérielle. Je rage des provocations volontaires, je rage des persiflages éhontés mais je ne fais aucun reproche. Je décide que cela n'a aucune consistance, aucune réalité. Fut un temps où je me serais engagée dans la bataille avec un adversaire pour lequel j'aurais du respect et de l'admiration. Pas pour le gain, tu le sais ; pas non plus pour l'influence ni pour l'emprise mais avant tout pour ce vol magistral en tandem et pour la vibration fébrile et l'excitation qu'il procure ! Pour la sensation délicieuse et grisante de danser dans la Tempête ! Toujoursjamais il ne m’intéresse pas de gagner si le jeu est bon et si ma Faim est attisée. Aujourd'hui, ici et maintenant, il n'est pas d'adversaire à cette hauteur pour jouer avec nous. Pas de vol en tandem pas plus que d'excitation fébrile. Pas la moindre surprise, pas le moindre étonnement... Juste des hommes, des hommes misérable à l'existence clouée au sol... Pas la moindre âme qui bouscule mon esprit ou agite mes sens... Pas une seule d'entre elles toutes. A quoi bon, Ygväsdr, jouer aux échecs avec un pigeon ? Quoi que le coup joué soit magistral, l'oiseau imbécile se pavanera en vainqueur, cancanant à la ronde qu'il a gagné, renversant les pièces sur l'échiquier et chiant sur le plateau. Je ne joue plus, ça ne m’intéresse pas. « Echec et mat » voilà trois mots que jamais plus je ne veux entendre d'aucune voix, ni de la tienne, ni de la mienne, ni de celle d'un adversaire imaginaire.

Je suis allé au bout de la quête que nous avions commencé et j'ai trouvé le crâne, j'ai trouvé l'Araignée et un bon nombre de sentiment mitigés. Je garde l'objet en sûreté, je crois que nous pouvons nous en servir. Je possède autre chose de plus précieux encore et j'y sacrifie nos ressources avec foi ! Je crois que le crâne d'Ici et d'Ailleurs peut être une pièce formidable pour ce que nous cherchons à défaut d'avoir à notre portée le Recours de Kukulkan. A ce titre, j'ai une piste mais je rechigne à l'emprunter. La perspective seule de déranger le repos du Némédien me glace. Pourrait-il me hanter pour le reste de l'éternité que je t'attends ? Non. Jamais plus...

Le nom de Magnus Valérius est venu jusqu'à moi, enfant du Serpent comme son frère mais le même sang mauvais dans ses veines. J'ai menti. J'ai menti tout d' abord à moi-même. J'ai dis qu'il était peu probable qu'il partage le même sang. Mais si j'avais été honnête j'aurais gardé ce mensonge à ma propre intention car je ne veux pas, et sous aucun prétexte que ce sang vienne à nouveau à moi. Pourtant il est bien venu... J'ai pensé qu'en le niant, je changerais les faits, mais je n'ai pas nié avec assez de conviction ; et ce sang, je le sait, est bien le mauvais sang de Gladius -Set aie son âme-. Je ne peux refuser à son frère ce qu'il me demande même si j’obtempère à regrets qu'il aie marchandé la chose. J'aurais préféré la lui donner de bon cœur cela aurait eu plus de valeur... Gladius aurait mérité de ne pas voir son sang marchandé. Mais il ont l'avarice dans la peau comme on invite un démon en soi-même alors qu'il est notre propre tourment. Puisse leur or leur brûler les doigts comme il leur brûle l'âme et les yeux !

Je compte mes amis et m'aperçois que je suis peut-être la seule à aimer sincèrement ceux qui m'accompagnent même s'ils ne le comprennent pas. « On a peur de ce que l'on ne comprend pas. » Je ne le sais que trop mais je suis toujours passée au travers. Je ne demande pas qu'ils comprenne,d 'ailleurs, quand j'accorde cette affection, je ne m'attend pas à comprendre, seulement à accepter. Je n'ai pas retrouvé Ragnard cela m’attriste. Frigg est venue me voir et mon cœur a bondi de ma poitrine tant j'étais heureuse mais ce fut de courte durée. Elle n'est venu que me questionner sur les dagues et sur Gladius et son tombeau. J'ai mal. Je sais Thorgaros vivant mais il n'a pas eu la moindre considération quant à Goran, peut-être que je me raccroche d'une façon désespérée à des lambeau de temps que je reconnais... Je ne suis pas seule. J'ai avec moi toute ma Mémoire, le sang ancien des vieille lignées Zhemri, la chair de tous mes frère ici et ailleurs, iciailleurs, icipartout, partoutnullepart ; et je t'ai toi avec moi dans ma mémoire depuis toujours, dans ma peau depuis hieraujourd'hui...

En tout cas il semble que la seule idée que je lui donne mon amitié brûle l'aesir comme une allergie dont il faut vite se séparer. Ou comme si j'étais porteuse d'une peste maudite... J'ai mal. On ne vient s'enquérir de mon état que lorsqu'on a une chose à me demander ou une autre. Comme si j'étais un vulgaire pourvoyeur de tour de passe-passe, une vendeuse d'amulette, une tisseuse de bracelets... Je ne m'offusque plus de l'ignorance qui t'agace tant. Je me contente de ne pas répondre la plupart du temps au sujet de ce qu'ils n'ont pas besoin de savoir. On ne donne pas de perles aux cochons et si les dieux pour eux ne sont que vulgaire arrangement ou au pire une vague distraction, alors ça n'en vaut pas la peine. On me consulte au sujet des dieux, on me consulte au sujet de la sorcellerie, on imagine sacrifice ma chair et mon esprit en me jetant à l’assaut d'artefact maudits sans la moindre considération... On me marchande des choses que je donnerais volontiers et on m'arrache des choses qui n'ont pas de prix et la valeur du sang et des larmes ! J'ai mal... On s'acharne et c'est moi que l'on taxe de vautour !

Calenzhar est obsédé par le Volcan. Nous l'avons exploré et je t'ai emmené avec moi. J'ai été là où le feu rencontre la glace et mon cœur s'en fendu. Je n'y ai trouvé que plus de feu et une chaleur implacable ! Mais Ygväsdr, ô si tu savais ! Ô si tu savais les Noms que j'ai entendu et reconnu là-bas ! Si tu savais ce que j'ai vu là-bas et comme les légendes sont vrais ! Voormithadreth ! Voilà un nom que j'ai parlé en évoquant la vieille traîtrise des Hommes-Serpents de l'Ancienne Valusie et leur maître chthonien le démon Crapaud, l'Abomination Noire de N'Kaï ! Souviens-toi de notre conversation après ton retour quand tu as parlé au Banni et que tu as même douté de ta propre existence ! Souviens-toi ce que nous avons dis sur le Temps et le Rêve ! Si c'est juste alors j'ai toute les raisons d'avoir foi car mon temps ne passe pas comme le tien désormais ! Si j'ai juste alors tes heures sont des semaines pour moi, tes jours des mois et te semaines des années pour moi ! Ô combien je bénis la grâce du Maître du Temps en ces terres car j'ai mille fois le temps de t'attendre. Son écoulement n'aura de prise sur moi si je le décide ! Cela signifie aussi que je retrouverai ma Sœur qui est plus proche que ce que nous pensions ! Cela signifie aussi que je trouverai la clé ! La Clé de la Porte Ultime mais cela pas avant d'avoir partager une véritable vie mortelle avec toi comme juré. Si les serment n'engagent que ceux qui y croient alors moi pauvre sotte, sombre folle damnée, je crois en toi. J'ai Foi !

L'idée de revenir au lac en revanche m'est insupportable ! Aucun n'a questionné mes absences et c'est heureux. J'ai rebattis mon havre dans les montagnes pour t'y attendre. Je sais que tu chercheras un feu. Un feu tu trouveras dans un jour ou dans mille ans.
avatar
Messages : 167
Date d'inscription : 17/09/2017
Age : 31
Localisation : Lot-et-Garone
Voir le profil de l'utilisateur https://agentjericho.deviantart.com/
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Apocryphe de Skelos :: Rp :: Chroniques des Exilés-