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Apocryphe de Skelos
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Sur ce, bon jeu !



 


Drugarez Karv Spered

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Dim 8 Avr - 17:16







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Mer 11 Avr - 7:33




Je pense être arrivé sur ces terres de la même manière que tous ceux qui m'ont précédés. Je ne me rappelle pas le crucifiement. Je ne me rappelle pas la morsure cuisante du soleil, ma peau s'effritant sous l'ardente caresse de l'astre trônant dans un ciel vide, même si j'en ai ressenti les effets jusqu'au plus profond de mon être au moindre de mes mouvements. Je ne me souviens pas être entré en Enfer, bien que je me souvienne pourquoi j'y ai été envoyé. La mer jaune et son irritable caresse, soulevée par la brise du sud, se présente à ceux qui s'éveillent comme leur amie. Quant au souffle de l'air, on le recherche jusqu'à ce qu'on l'ait ressenti, jusqu'à ce que l'on ait comprit qu'il est tout aussi ardent que la mer jaune sur laquelle on s'effondre au réveil.

J'ai détendu mes bras, tournés jusque-là vers les cieux. Est-ce une sorte de torture ou d'ironie du sort ? Les mains dirigées vers le ciel tombent bien souvent avant que ne vienne l'aide pour laquelle on prie, pleure, hurle. Mes yeux se fermaient, et ma vue se troublait. Et puis, un murmure. Une ombre. L'hallucination démesurée d'un mourant ? La fascinante imagination du condamné, sur le sentier de son ultime demeure ? Peut-être. Comme c'était réel. Ça l'était probablement. Ça l'était. Qui pourrait contredire la vision défaillante du solitaire ? Au début, ce n'était qu'une dune : la dernière insulte du destin et du sort à mon encontre. Si je devais mourir, je devais le faire en ne pouvant même pas admirer une belle vue. Seulement du sable. Mes yeux se sont levés. Et l'Étoile-Reine, aveuglante, siégeait au sommet de son royaume céleste, aveuglante et sans pitié.

Le soleil était entre sa ramure, lui qui siégeait au-dessus du sable. Ses bois couvraient l'horizon, et comme une sentence d'un regard blasphématoire, je ne pouvais garder mon regard sur lui plus d'une seconde sans devoir détourner vivement le regard, mes yeux brûlés par l'astre princier. Mais lorsque mes yeux se fermèrent, je me sentis sombrer vers le sol. Le sol ardent m'accueillit comme un vieil ami, m'étreignant de sa douloureuse affection. Ma main, cloutée, fut mon unique protection pour me guider jusqu'au Maître, dont l'ombre se projetait sur le sable s'enfonçant sous mes pas. Je me souviens de m'être effondré, ignorant la griffure des grains du désespoir sur mes genoux, et de l'aveuglante lumière qui m'arracha un cri tandis que l'horizon, couvert jusque-là par l'ombre et la ramure, se profilait à nouveau devant moi. Mes yeux purent alors se poser sur les cimes enneigées. Je sus, à cet instant, où je devais aller.
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Jeu 12 Avr - 18:35










. . . J'ai laissé quelques pages blanches pour finir mon récit jusqu'au point où j'écris. Un certain nombre de choses se sont passées, et toutes méritent de figurer sur ces feuilles. Même si je n'ai pas encore écrit ce dont il s'agit, je le note ici en guise de repère : la Prophétie est en train de se réaliser. A bien des égards, les paroles du Géant du Gel, rapportées par son prophète, tiennent plus de la prédiction que de la prophétie. Ses paroles se réalisent, et la guerre a commencé. Les guerres ont commencé. Celle pour empêcher le silence des dieux, bien sûr...Mais aussi celle entre ceux qui ont promis de s'entraider et de se soutenir. Mais mon instinct me pousse à croire qu'ils sont capables de mettre leurs différences de côté et de s'unir. Mes yeux me montrent qu'ils en sont incapables, que la vanité respective de chacun et le regard des autres ont plus d'importance pour eux que le maintien de l'équilibre du monde.

Certains, parmi eux, m'attribuent bien des comportements étranges. L'un croit que je souhaite partir en guerre contre les adorateurs du dieu serpent. D'autres pensent que je suis une stratégie politique. Sont-ils si guerriers et si politiques qu'ils sont incapables de reconnaître lorsque la nature d'un Être ne se reflète ni dans la guerre, ni dans la manipulation ? Ils s'attaquent entre eux, les menaces de malédictions fusent, brandies comme une épée en bois par une enfant qui n'aura sans doute pas reçu suffisamment de claques lors de son éducation ; le silence des dieux gronde, la menace est réelle, et je ne peux compter que sur les doigts d'une main ceux qui agissent avec la pure volonté de protéger leur destin. L'apprentissage leur semble étranger, et l'orgueil, la cupidité, ces vices les mènent sur les sentiers de la défaite et de la mort.

Je me tiens, là, oeuvrant afin que la Prophétie ne se réalise pas, ignorant si son accomplissement n'est pas sensé arriver. Et si c'était le cas ? Serions-nous, sans le savoir, en train de marcher à contre-sens de la Roue du Destin, qui ne manquera pas de nous broyer sur son chemin ? Peut-être. Cela ne m'empêchera pas d'essayer, indépendamment de leurs rixes, leurs orgueils et leurs désirs personnels. Jusqu'à ce que les Esprits m'indiquent une voie différente, je suivrais celle qui a été tracée pour moi. Karvdoe me guidera, comme il l'a toujours fait. Que les Hommes n'oublient pas ce qui lui est du. Ou ils s'en rappelleront lorsque le destin leur montrera que le silence des dieux n'épargne pas les mortels de leur colère.
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Lun 16 Avr - 18:16






« Le temps viendra, frère, où la nuit te paraîtra plus sombre que le cœur des Hommes. Où la moindre lueur d'espoir exigera de toi milles efforts pour l'attiser. Où le monde se dépeuplera de ceux qui ont gagné ta confiance. Et lorsque ce temps viendra, tu te souviendras pourquoi tu as choisi cette voie. »



Entendez-moi, Frères ! Entendez-moi hurler à m'en rendre aphone ! Sentez, jusque dans la moindre parcelle de vie encore en moi, ma rage et ma peur ! Je vous la donne, non, je vous la consacre ! Par l'ire et le sang, vous tous qui trônez dans nos cœurs, nos âmes et nos consciences, soyez en témoins, vous ne serez pas silencieux longtemps. Il n'y a pas de moi. Il n'y a pas d'eux, pas de vous. Il y a ceux qui accompliront leur destin, et ceux qui se laisseront broyés par sa roue. Je ne serai pas de ceux-là. Je me tiendrai. Je ferai face. Ou je ne serai pas. 

Les épées ne seront qu'une, les volontés fusionneront, les objectifs et les affinités de chacun disparaîtront. Les orgueils seront ravalés, les colères utilisées, les passions déchaînées. Ragnard, mon ami, mon frère dans la bataille, a conscience de cela. Comme un seul homme, nous parlons, et comme une seule volonté, nous avons fusionnés. Ceux qui sont tombés ne seront pas oubliés. Un sceau dans la terre, une cicatrice distante dans la mémoire ! Qu'importe ! Je ne me battrai pas pour les morts. Nous nous battrons pour ceux qui demeurent, et nous donnerons la force et la volonté à ceux qui vacillent ce qu'il leur faudra pour continuer.

Celui qui trébuchera sera relevé. Celui qui hésitera sera encouragé. Celui qui mourra sera honoré. Et la guerre continuera. Est-ce ton corps ou ton esprit qui vacille, Ygväsdr ? Tes épaules ne supportent-elles plus le poids du destin, le fardeau de trouver un sens à tout cela ? S'il est écrit que ton empreinte s'arrête ici, qu'il en soit ainsi. Mais sois sûr qu'il n'y aura point de jour, point d'heure ni de minutes qui passeront sans que je sois convaincu, jusque dans les moindres recoins de mon âme, que ta dernière heure n'est pas encore arrivée. Mais le temps est venu, Ygväsdr. Le temps de la nuit plus noire que le cœur des Hommes est sur nous. Mais pour toi, pour moi, pour nous...Je ferai milles efforts pour attiser la lueur d'espoir.

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