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Apocryphe de Skelos
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Sur ce, bon jeu !



 


Lun 15 Jan - 18:46
L’Histoire

Le monde de Conan, le monde hyborien, est le nôtre, des millénaires avant l’avènement de nos premières civilisations, à l’époque où les terres étaient encore rassemblées en un continent unique.
A l’époque où se déroule la saga, le monde est cependant déjà vieux et se relève à peine d’un puissant Cataclysme, qui a englouti des nations plus puissantes que ce que les jeunes royaumes Hyboriens pourront jamais espérer. Dans son soucis de donner plus de cohérence à sa création, Robert E. Howard a rédigé une note de travail appelée tout simplement Hyborian Age
dans laquelle il retrace l’histoire de son univers et le mène jusqu’aux frontières du nôtre.
C’est la traduction française de ce texte qui vous est ici livrée.


Avant Le Grand Cataclysme



De cette époque connue des chroniqueurs Némédiens sous le nom d’Ère précédant le Cataclysme, on sait fort peu de choses, sinon les derniers jours de son histoire - et celle-ci est voilée par les brumes de la légende.
L’histoire connue commence avec le déclin de la civilisation précédant le Cataclysme, dominée par les royaumes de Kamélie, Valusie, Vérulie, Grondar,
Thulé et Commorie.
Ces peuples parlaient un même langage, ce qui prouve une origine commune.
Il y avait d’autres royaumes, ayant atteint le même degré de civilisation, mais habités par des races différentes et apparemment plus anciennes.
Les barbares de cette ère étaient les Pictes qui vivaient dans des îles très lointaines, dans l’océan occidental ; les Atlantes qui peuplaient un petit continent situé entre les îles pictes et le grand continent, ou Continent Thurien ; et les Lémuriens qui vivaient sur une série de grandes îles dans l’hémisphère oriental.
Il y avait beaucoup de régions inexplorées et sauvages. Et les royaumes civilisés, bien qu’immenses par leur étendue, ne représentaient qu’une infime partie de la planète.
La Valusie était le royaume le plus occidental du Continent Thurien, Grondar le plus oriental. A l’est de Grondar, dont les habitants avaient atteint un degré de civilisation moindre que celui des habitants des autres royaumes, s’étendaient des déserts arides et sauvages.
Au sein des étendues les moins désolées, dans les jungles et au cœur des montagnes, vivaient des clans disséminés et des tribus de sauvages primitifs.
Très loin, vers le sud, il y avait une civilisation mystérieuse, n’entretenant aucun rapport avec la culture Thurienne et apparemment pré-humaine par sa
nature.
Sur les lointains rivages orientaux du continent vivait une autre race, humaine, mais mystérieuse et non Thurienne, avec laquelle les Lémuriens avaient des contacts de temps à autre. Apparemment ils venaient d’un continent
inconnu qui n’avait pas de nom et qui se trouvait quelque part à l’est des îles Lémuriennes.
La civilisation Thurienne tombait en décadence ; les armées des différents royaumes étaient composées en grande partie de mercenaires barbares. Pictes,
Atlantes et Lémuriens étaient leurs généraux, leurs hommes d’Etat, souvent leurs rois.
Les querelles entre ces royaumes, les guerres opposant la Valusie à la Commorie, autant que les conquêtes qui permirent aux Atlantes de fonder un royaume sur le Continent Thurien, relèvent davantage de la légende que de l’Histoire exacte.

Le Cataclysme



Alors le cataclysme ébranla le monde. Atlantis et la Lémurie furent recouvertes par les eaux et les îles Pictes furent soulevées et formèrent les cimes montagneuses d’un nouveau continent.
Certaines parties du Continent Thurien disparurent sous les flots ou bien, en s’enfonçant, formèrent de grands lacs intérieurs ou des mers. Des volcans entrèrent en activité et de terrifiants tremblements de terre abattirent les cités étincelantes des empires.
Des nations entières furent anéanties. Les barbares s’en sortirent un peu mieux que les peuples civilisées.
Les habitants des îles Pictes furent anéantis, mais une de leurs colonies, installée dans les montagnes, près de la frontière sud de la Valusie, pour servir de force-tampon en prévision d’une invasion étrangère, fut préservée.
De même le royaume continental des Atlantes échappa à la destruction générale, et, tandis que leur île s’enfonçait dans la mer, des milliers d’entre eux
s’enfuirent, à bord de bateaux.
De nombreux Lémuriens s’échappèrent vers la côte orientale du continent Thurien qui fut relativement peu touché. Là, ils furent réduits en esclavage par la très vieille race qui y vivait, et leur histoire, durant des milliers d’années, est celle d’une cruelle servitude.
Dans la partie occidentale du continent, ces bouleversements naturels entraînèrent l’apparition de nouvelles formes de plantes et de vie animale. Des jungles épaisses recouvrirent les plaines, de grands fleuves se frayèrent un chemin vers la mer, d’importantes montagnes sortirent du sol et se dressèrent vers le ciel, et les lacs recouvrirent les ruines des anciennes cités dans les vallées fertiles.
Vers le royaume continental des Atlantes, fuyant les régions englouties sous les eaux, accoururent des myriades d’animaux et de sauvages, des hommes-singes et des singes.
Contraints de se battre continuellement pour défendre leur vie, ils parvinrent cependant à préserver les vestiges de leur condition antérieure de barbarie hautement avancée. Privés de minéraux et de minerais, ils apprirent à travailler la pierre comme leurs ancêtres lointains et ils avaient atteint un réel niveau artistique lorsque leur culture encore récente entra en contact avec la puissante nation Picte.
Les Pictes, eux aussi, étaient retournés à l’âge du silex, mais ils avaient progressé beaucoup plus vite, en ce qui concernait la population et l’art de la guerre. Ils étaient dépourvus de la nature artistique des Atlantes ; ils formaient une race plus rude, plus pratique, plus prolifique. Ils ne laissèrent aucune peinture rupestre ni aucune sculpture en ivoire, comme leurs ennemis ; par contre ils léguèrent à la postérité des armes en silex remarquablement
efficaces, et en grande quantité.
Ces royaumes de l’âge de pierre s’affrontèrent et, après plusieurs guerres sanglantes, les Atlantes dépassés par le nombre régressèrent et vécurent comme des sauvages. L’évolution des Pictes fut stoppée net.

500



Cinq cents ans après le Cataclysme, les royaumes barbares avaient disparu. A présent, c’est une nation de sauvages, les Pictes, qui fait continuellement la guerre à des tribus sauvages, les Atlantes.
Les Pictes avaient l’avantage du nombre et étaient unis, alors que les Atlantes
étaient divisés en petits clans disséminés. Tel était l’Occident en ces jours.

A l’est, très lointain, coupé du reste du monde par la formation de montagnes gigantesques et celle d’une série de grands lacs, les Lémuriens travaillaient durement, asservis par des maîtres très anciens.
Le sud lointain est toujours voilé de mystère. Préservé du Cataclysme, sa destinée est toujours pré-humaine.

Des races civilisées du Continent Thurien, quelques membres de l’une des nations non Valusiennes vivent parmi les collines du sud-est, les Zhemris. Ici et là, de par le monde, sont disséminés des clans de sauvages simiesques qui ignorent tout de l’ascension et de la chute des grandes civilisations. Mais dans le nord lointain, un autre peuple ne va pas tarder à apparaître.

A l’époque du Cataclysme, une bande de sauvages dont le niveau n’avait guère dépassé celui de l’Homme du Neandertal, s’enfuit vers le nord pour échapper à la destruction. Ils trouvèrent des régions recouvertes de neige où vivait seulement une espèce de singes des neiges, des animaux immenses et féroces, à la fourrure blanche, qui, apparemment, étaient natifs de l’endroit.
Ils les combattirent et les poussèrent au-delà du cercle arctique. Les sauvages pensaient que ces singes y trouveraient la mort. Mais ceux-ci s’adaptèrent à
leur nouvel et rude environnement ; ils survécurent et prospérèrent.

le Second Cataclysme



Après que les guerres entre Pictes et Atlantes eurent détruit les prémices de ce qui aurait pu être une nouvelle culture, un autre cataclysme, de moindre ampleur, modifia l’aspect du continent originel ; une grande mer intérieure se forma, là où il y avait eu de nombreux lacs, séparant encore plus l’ouest de l’est, et les tremblements de terre, les inondations et les volcans achevèrent la ruine des barbares, entamée avec leurs guerres tribales.

1000



Un millier d’années après le second cataclysme, le monde occidental a l’aspect d’une contrée sauvage de jungles, de lacs et de fleuves impétueux. Dans
les colonies couvertes de forêts du nord-ouest, vivent des bandes errantes d’hommes-singes qui ignorent le langage humain, ne savent pas allumer un feu et ne possèdent pas d’outils.
Ce sont les descendants des Atlantes qui ont régressé et vivent dans un état bestial, au sein de la jungle chaotique de laquelle, des ères plus tôt, leurs
ancêtres étaient sortis en rampant.
Au sud-ouest vivent disséminés les clans de sauvages dégradés, habitant des cavernes, dont le langage est extrêmement primitif. Pourtant ils
portent toujours le nom de Pictes, terme qui en est venu à désigner simplement les humains eux-mêmes pour les distinguer des véritables bêtes féroces auxquelles ils s’opposent, en une lutte perpétuelle pour la vie et la nourriture. C’est leur seul lien avec leur condition antérieure. Ni les Pictes à l’aspect répugnant, ni les Atlantes simiesques n’ont de contact avec d’autres tribus
ou peuples.

Loin à l’est, les Lémuriens, retombés à un état bestial en raison de leur esclavage impitoyable, se sont révoltés et ont exterminé leurs maîtres. Ce sont des sauvages qui errent parmi les ruines d’une civilisation inconnue.
Les survivants de cette civilisation qui ont échappé à la fureur de leurs esclaves sont partis vers l’ouest.
Ils rencontrent alors ce mystérieux royaume pré-humain, au sud, et le renversent, pour y substituer leur propre culture, modifiée au contact de l’autre, plus ancienne. La Stygie : tel est le nom de ce nouveau royaume et,
apparemment, les survivants de l’ancienne nation semblent avoir survécu ; ils sont même vénérés, bien que leur race, en tant qu’entité, ait été détruite.

Ici et là, dans le monde, des groupes de sauvages, de faible importance, présentent les signes d’une irrésistible marche en avant ; ils sont isolés et ne
forment pas de clans. Mais au nord, les tribus grandissent et prospèrent. Ils portent un nom : ce sont les Hyboriens ou Hyboris ; leur Dieu est Bori. Un grand chef qui vécut, bien avant le roi qui les conduisit vers le nord, aux jours du Grand Cataclysme, dont les tribus ont seulement gardé le souvenir, déformé, au travers de mythes.
Ces tribus se sont répandues à travers le nord et certaines migrations s’effectuent même lentement vers le sud. Jusqu’ici elles ne sont entrées en
contact avec aucune autre race ; leurs guerres ont été intestines.

1500



Cinq cents ans dans les régions nordiques. Une nouvelle race est née, robuste et guerrière. Des hommes de grande taille, aux cheveux épais et au teint hâlé, aux yeux gris, qui manifestent déjà une nature artistique et poétique parfaitement définie. Ils vivent encore principalement de la chasse,
mais les tribus qui vivent au sud élèvent du bétail depuis plusieurs siècles déjà. Une exception à cette absence de tout contact avec d’autres races, à leur isolement presque total : un voyageur parti
vers les lointaines régions du nord est revenu avec la nouvelle que ces étendues glacées, que l’on croyait désertes, sont habitées par une importante
tribu d’hommes ressemblants à des singes, qui descendent, affirme ce voyageur, des bêtes sauvages chassées de régions moins hostiles par les ancêtres des Hyboriens. Il insiste pour qu’une grande expédition guerrière soit envoyée au-delà de l’Arctique, afin d’exterminer ces bêtes sauvages qui, il l’affirme, évoluent rapidement et ne tarderont pas à devenir de vrais hommes. On se moque de lui ; un petit groupe de jeunes guerriers, séduits par l’aventure, le suit vers le nord, mais aucun n’en revint jamais.
Mais les tribus hyboriennes émigrent vers le sud et comme la population augmente rapidement, cet exode devient intensif.

L’ère suivante fut une époque de migrations et de conquêtes. L’histoire du monde est faite d’exodes de tribus et d’errances au sein d’un cadre naturel en
perpétuelle mutation.

2000



Regardons le monde cinq cents ans plus tard. Les tribus des Hyboriens, velues et basanées, ont émigrés vers le sud et vers l’ouest, affrontant et exterminant beaucoup de petits clans isolés. Au contact des races conquises, à la suite de mariages interraciaux, les descendants des premières migrations commencent à présenter des traits raciaux différents, et ces races mixtes sont férocement attaquées par de nouvelles migrations au sang plus pur, et balayées et emportées, comme un balai disperse la poussière en toute impartialité.
Ces races se mélangent encore plus et se confondent, pour devenir les vestiges et les restes non identifiables de précédentes races.
Pour le moment, les conquérants ne sont pas encore entrés en contact avec les races plus anciennes.

Au sud-est, les descendants des Zhemris, un sang nouveau coulant dans leurs
veines par suite de mariages avec une tribu non identifiée, tentent de faire revivre dans une certaine mesure leur ancienne culture.

A l’ouest, les Atlantes simiesques entreprennent leur longue ascension vers la civilisation. Ils ont achevé le cycle de l’existence ; ils ont oublié depuis longtemps leur existence antérieure en tant qu’hommes ; ignorant tout de leur condition précédente, ils entreprennent cette lente montée sans être aidés, ni gênés, par des souvenirs humains.

Au sud, les Pictes restent à l’état sauvage, défiant apparemment les lois de la Nature par leur absence de toute progression ou régression.

Encore plus loin au sud, l’antique et mystérieux royaume de Stygie sommeille, plongé dans ses rêves. Sur ces frontières orientales errent des
clans de sauvages nomades, déjà connus sous le nom de Fils de Shem.

Voisins des Pictes, dans la vaste vallée de Zingg, protégée par des montagnes élevées, un groupe de primitifs sans nom, et que l’on a voulu apparenter
aux Shémites, a évolué progressivement vers une vie agricole et un système social avancé.

Un autre facteur a donné une impulsion plus forte encore aux migrations Hyboriennes. Une tribu a découvert l’usage de la pierre pour la construction, et c’est ainsi qu’est né le premier royaume Hyborien. Le royaume rudimentaire et barbare d’Hyperborée, qui s’est formé à partir d’une forteresse grossière, faite de rochers amoncelés pour repousser une attaque tribale.
Les hommes de cette tribu ont vite abandonné leurs tentes de cuir de cheval pour des maisons de pierre, à la construction rudimentaire mais solide ; ainsi protégés, ils deviennent forts.
L’Histoire présente peu d’événements qui soient aussi dramatiques que la naissance du royaume d’Hyperborée, rude et farouche, dont les habitants abandonnèrent soudain leur vie nomade pour construire des habitations de pierre nue, entourées de murs cyclopéens...
Une race à peine sortie de l’âge de la pierre polie, par un caprice du hasard, venait de découvrir les principes rudimentaires de l’architecture.
La formation de ce royaume eut pour conséquence l’exode de nombreuses autres tribus car, vaincus à la guerre, et refusant d’être inféodés à ce peuple qui vivait dans un château, de nombreux clans s’exilèrent, et leurs longues
errances les emmenèrent de l’autre côté du monde. Déjà les tribus vivant plus au nord commençaient à être harcelées par de gigantesques sauvages à la chevelure blonde, dont le niveau n’était guère plus avancé que celui des
hommes-singes.

Second Millénaire



L’histoire du millénaire suivant est celle de la montée des Hyboriens, dont les tribus guerrières dominent le monde occidental.
Des royaumes encore rudimentaires se forment. Les envahisseurs velus et basanés ont combattus les Pictes, les chassant vers les pays arides de l’ouest.

Au nord-ouest, les descendants des Atlantes, s’élevant lentement et sans aucune aide, pour passer de leur condition simiesque à celle de sauvagerie primitive, n’ont pas encore subi le choc des conquérants.

Loin à l’est, les Lémuriens ont développé une étrange semi-civilisation qui leur est propre.

Au sud, les Hyboriens ont fondé le royaume de Koth, aux frontières de ces régions pastorales connues sous le nom de Terres de Shem, et les sauvages de ces contrées, en partie grâce aux relations nouées avec les Hyboriens, en partie grâce à celles nouées avec les Stygiens qui les ont persécutés durant des siècles, émergent de la barbarie.

Les blonds sauvages venus du nord lointain ont grandi en force et en nombre, à tel point que les tribus nordiques Hyboriennes se dirigent vers le sud, chassant devant elles les clans qui leur sont apparentées.

L’ancien royaume d’Hyperborée est renversé par l’une de ces tribus nordiques qui garde cependant son ancien nom.

Au sud-est d’Hyperborée est né le royaume des Zhemris, qui prend le nom Zamora.

Au sud-ouest, une tribu Picte a envahi la vallée fertile de Zingg, vaincu le peuple agricole qui y vivait, puis s’est fixé parmi eux. Cette race mixte fut par la suite conquise à son tour par une tribu errante des Hyboris, et de ces divers éléments naquit le royaume de Zingara.

2500



Cinq cents ans plus tard, les royaumes du monde sont clairement définis. Les royaumes Hyboriens, l’Aquilonie, la Némédie, la Brythunie, l’Hyperborée, Koth, Ophir, Argos, la Corinthie, et le dernier connu sous le nom de Royaume
Frontière, dominent le monde occidental.
Zamora se trouve à l’est, et Zingara au sud-ouest de ces royaumes. Des peuples qui ressemblent par leur teint foncé et leurs coutumes exotiques, mais qui, autrement, n’ont aucun rapport.

Loin vers le sud, sommeille la Stygie, préservée des invasions
étrangères, mais les habitants de Shem ont troqué le joug Stygien contre celui, moins douloureux, de Koth. Les maîtres à la peau basanée ont été
chassés au sud du grand fleuve Styx, Nilius, ou Nil, qui, coulant vers le nord depuis un arrière pays inconnu, tourne presque à angle droit pour se diriger vers l’ouest, traversant les prairies ondoyantes de Shem avant de se jeter dans la grande mer.

Au nord de l’Aquilonie, le royaume Hyborien le plus à l’ouest, vivent les Cimmériens, des sauvages à l’aspect féroce, que n’ont pu soumettre les envahisseurs, mais qui progressent rapidement à leur contact ; ce sont les
descendants des Atlantes qui se développent à présent beaucoup plus vite et plus régulièrement que leurs ennemis séculaires, les Pictes, qui vivent dans des régions sauvages à l’ouest de l’Aquilonie.

Le Calendrier

Aussi étrange que cela puisse paraître, il n’existe aucun véritable calendrier du monde Hyborien. Ou plutôt en existe-t-il une telle quantité qu’il est virtuellement impossible de dresser une ligne de temps des principaux événements, quelle que soit leur nature.
Chaque nation compte plus ou moins comme année de départ de sa chronologie un événement du passé, la fondation des premiers colons Hyboriens, une éclatante victoire, la naissance d’un roi…
Mais cela peut changer dès que le nom du dirigeant change.

Certains villages possèdent un comptage différent des années qui passent, rythmées par les productions, les pénuries et les catastrophes naturelles.
On compte les saisons plutôt que les années. Dans les villes, la noblesse a commencé à créer des arbres généalogiques remontant au plus loin de ses possibilités, afin d’asseoir sa domination en vertu d’un lignage éloquent ou de
falsifier une naissance, se rapprochant ainsi de la famille régnante.
Ce mouvement revendique une chronologie plus approfondie et on assiste donc à la naissance des premiers véritables calendriers, encore embryonnaires.

Pour ainsi dire, seuls les Stygiens comptent les années à partir d’un événement fixe, la création de leur propre nation, mille ans après le premier Cataclysme. Selon ce comptage, l’année actuelle serait à porter aux alentours de l’an 1500. Si l’on prend le parti de pénétrer dans le monde Hyborien au moment où le roi Conan règne sur l’Aquilonie, l’année en question sera probablement 1544.

Les années du calendrier stygien se rapprochent des nôtres. Elles comptent douze mois de trente jours et chaque année compte donc 360 journées.
Il est à noter que ceci est un artifice permettant de simplifier la vie de ceux qui arpenteront par le jeu le monde hyborien, mais qu’en réalité, il y a de fortes chances pour que ce calendrier n’ait pas même vu le jour.
N’en abusez donc pas et ne vous en servez que pour établir une chronologie sur le long terme.
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